Usbek & Rica - « Il nous reste environ trente ans de numérique devant nous »
Théoriquement, si demain on décidait de se passer de tous les usages technologiques qui ne relèvent pas d’infrastructures vitales, on aurait encore la capacité de limiter les dégâts. Mais cela reste théorique. Car à force de se délester de certaines tâches et de les confier à des algorithmes et des applications, on s’est rendu dépendant d’une source extrêmement dangereuse, car énergivore et opaque. Personnellement, je suis très inquiète de la perte de savoirs que l’extension du numérique a engendré. Cette dépendance rend insidieusement indispensables les usages évitables, inutiles et toxiques. C’est une menace considérable.